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Rumba, l’héritage Congo
Posté par Admin le 1/2/2011 19:40:00 (1336 lectures)

Rumba Congo La plupart des spécialistes, des historiens, des chroniqueurs, des musicologues, des mélomanes, des danseurs de marque s’accordent tous pour donner un nouvel essor des spectacles et des divertissements à travers la «  MADRE RUMBA » dans tout ce qu’elle comporte de superbes chorégraphies et de récitals engendrées par les grandes vedettes congolaises des années 50.

Si la traite des noirs a débuté en 1520, à Cuba elle a atteint son point culminant au milieu du XIXème siècle ; les noirs ont constitué alors plus de la moitié de la population de Cuba. D’Afrique arrivent  plusieurs esclaves dont les  «  Congos » (d’origine Bantous) qui s’installent au centre de l’île, notamment dans la plaine de Colon’.



A l’époque coloniale, de nombreux groupements  (cabildos) « Congos »  prirent le nom de San Francisco ou San Antonio. Des groupes « Congos » subsistent dans la région de Pinar del Rio, dans la province de la Havane, Trinidad et à Palmira, près de Cienfuegos.

Les cultes « Congos », animistes et voués aux ancêtres, sont désignés sous le nom général de « Polo ». Les prêtres (tatas nganga ou poleros) activent le pouvoir de l’univers

A l’aide de cryptogrammes et de mambos, incantations mêlant mots espagnols et « Congos »

Les danses congos sont  exécutées en cercle, forme parfaite et magique symbolisant l’Univers. Dans quelques recoins de l’île subsiste l’érotique « Yuka » et « La Makuta », plus frénétique.

Les tambours, en forme de tonneau, sont accordés à la chaleur d’une flamme et tenus entre les jambes. Les chants contiennent souvent des « puyas », piques lancées aux dieux afin de les forcer à réagir, ou des « managuas », formules destinées à provoquer un rival et récupérées par la rumba. Toute la musique afro-cubaine est d’ailleurs empreinte de cette notion de provocation, de « desafio » (défi entre les chanteurs, les musiciens ou les danseurs) et « d’alarde » (étalage de ses qualités, fanfaronnade).

Dans le foisonnement des danses « Congos » se trouve la RUMBA, qui signifie Nombril en langue Kongo (Sud du royaume Kongo) C’est-à-dire « NKUMBA » qui selon la prononciation particulière des maîtres espagnols devint « RUMBA » ( La danse du nombril. )

Il se dégage de ce fait  plusieurs éléments musicaux se référant des genres « Congos », bien sûr il faut y ajouter les éléments hispaniques, ce qui donne à cette danse trois styles principaux :

La Rumba  « Yambu », La Rumba « Columbia » et la Rumba « Guaguanco ».

La Rumba  « Yambu » est le style le plus ancien (issu de notre Rumba actuelle). La danse est douce et se caractérise par le frottement du nombril de l’homme et de la femme.

Cette RUMBA, que Cuba aura ainsi donnée au Congo ou à l’Afrique nouvelle, importée par les enfants africains eux même à partir du XVI° siècle à fait son retour au Congo depuis les années 20. Aussi, c’est un droit légitime de pérenniser cette danse par : « LES MATINEES DE LA RUMBA »


LES MATINEES DE LA RUMBA SONT BI-MENSUELLES DE 16 h à 22 h SALLE « LE DIVAN DU MONDE » - 75, rue des Martyrs – 75018 PARIS – Métro Pigale ou Anvers.

La  première séance des «  MATINEES DE LA RUMBA » à eu lieu le 06 Février 2011 – Les toutes prochaines  auront lieu le 20 Février, les 06 et  20 Mars 2011. (Suite du Programme à obtenir sur le site www.bassoka.fr




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