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COMPTONS DE UN A DIX
Posté par Admin le 1/1/2008 18:50:00 (593 lectures)

Ne connaissant pas le tshiluba, je ne sais pas interpréter le texte de Ngeleka, mais la mélodie est si prenante que j'imagine qu'il devrait s'agir de malheur,à moins que comme toujours, je me plante sur le sens des mots en tshiluba. En effet, lorsque j'avais 15 ans, nous avions imaginé des termes tshiluba pour désigner des filles. Une belle et jeune adolescente était pour nous une "mwanda-muteketa". Une fille de plus de 20 ans (nous en avions 15 à l'époque) plutôt vieille à notre goût, était "une mwanda-mukulu" et s'il fallait passer à l'attaque (pour attirer l'attention des filles) on lançait notre cri de guerre "Ndundu kumpala". Bien sûr que parmi nous il y avait un muluba - >Kalo - Mais c'est seulement dans ma 45e année d'existence que j'apprendrais que les mwanda muteketa et mwanda-mukulu n'étaient que des chiffres.

M. Mangembo                                                                                                                            



Cette introduction de notre ami Mwan’a Mangembo démontre que savoir compter de un à dix dans nos langues nationales peut s’avérer un exercice parfois difficile.

Raison pour laquelle nous avons jugé utile de dresser à l’attention de nos lecteurs, un tableau comparatif de comptage de un à dix dans nos quatre langues nationales, à savoir, le swahili, le ciluba, le kikongo, et le lingala.

 

FRANÇAIS

SWAHILI

CILUBA

KIKONGO

LINGALA

UN

MOJA

UMUE

MOSI

MOKO

DEUX

MBILI

IBIDI

ZOLE

MIBALE

TROIS

TATU

ISATU

TATU

MISATO

QUATRE

INE (NNE)

INAYI

IYA

MINE

CINQ

TANO

ITANU

TANU

MITANO

SIX

SITA

ISAMBOMBO

SAMBANU

MOTOBA

SEPT

SABA

Muanda-Mutekete

SAMBOADI

SAMBO

HUIT

NANE

Muanda-Mukulu

NANA

MWAMBE

NEUF

KENDA (SITA)

CITEMBA

IVUA

LIBWA

DIX

KUMI

DIKUMI

KUMI

ZOMI

 

Savoir compter de UN à DIX est une réalité. Connaître le sens profond des chiffres en est une autre.

Ainsi, nous allons recourir  à la symbolique des nombres luba et bantu, développée par Mr. Ntite Mukendi Aubert-Kizito, mathématicien, astrophysicien et grammairien, à travers le site « Basongye.com », initié par le Dr. Nkamany Kabamba, spécialiste du Busongye, afin de nous imprégner de connaissances des nombres dans les langues bantu.

L’auteur de l’étude (Ntite Mukendi) précise qu’elle(l’étude) s’insère dans le cadre des connaissances réservées aux initiés. Notre blog ne fait qu’en dévoiler quelques aspects élémentaires.

 

LES FONDAMENTAUX DES NOMBRES DE UN A DIX

 

Le nombre UN :

Chez les Baluba, la particule MU signifie « dans, à l’intérieur de », d’où par évolution de sens, « ce qui est à l’intérieur de l’apparence perçue » soit l’entité, l’esprit. Or la racine du mot désignant le nombre UN en ciluba est MU (cintu ciMUe=Une chose, kadilu kaMUe= UN feu, donc UN est le nombre sacré associé à l’entité, à l’esprit , considéré comme premier, prioritaire.

 

Le nombre DEUX :

Si UN est l’esprit, la réalité prioritaire, l’apparence perçue est donc la réalité seconde, secondaire, d’où le CORPS ou muBIDI (en ciluba) et mWILI (en swahili).

Or BIDI et WILI sont les racines (dans les deux langues) du mot désignant le nombre DEUX :bantu baBIDI= watu waWILI=DEUX hommes, bintu biBIDI=vitu viWILI=DEUX choses.

D’où le nombre DEUX est associé au CORPS, à la CHOSE, à l’OBJET.

 

Le nombre TROIS :

Le nombre TROIS = UN + DEUX = L’ESPRIT intimement lié au CORPS, représente l’homme dans sa totalité, ses pleines capacités soit tatu (en swahili), itatu( en kikongo), ISATU euphoniquement différencié par S de Taatu= le PERE, le mâle.

 

Le nombre QUATRE :

=DEUX + DEUX = un CORPS intimement lié à (contenant) un autre CORPS.

C’est aussi TROIS + UN ou un homme (TROIS) hébergeant un ESPRIT(UN) en transit, donnant ainsi deux définitions de la femelle, la femme, la MERE. D’où QUATRE = INE (en swahili) INAyi (en ciluba) IYA (en kikongo), INanka en kisongye ,alors que INA/NYina signifie la MERE dans beaucoup de langues bantoues.

 

Le nombre CINQ

Le nombre CINQ = TROIS (un homme) intimement lié à (DEUX) un outil. Donc un producteur de biens matériels. C’est le nombre de la production, de l’exubérance, des doigts de la main. Son nom TANO, ITANU, dérive du verbe kuTANA (en Kisongye) et kaTALA (en ciluba) qui signifie apparaître en grand nombre.

 

Le nombre SIX

Le nombre SIX ou SAMBO parle de transition, le ciluba précise transition primitive ou SAMBOMBO, celle de l’enfant TROIS à l’homme adulte TROIS. Mieux de l’homme pris en charge (enfant) à l’homme qui se prend en charge (un adulte). En outre 6= 3 + 3 signifie que tout homme est l’enfant d’un autre homme donc un maillon d’une chaîne des vies qui le relie ä Dieu, l’Origine de toutes choses.

 

Le nombre SEPT

Le nombre SEPT = QUATRE (la MERE) intimement lié à TROIS (le PERE) se dit SAMBO-BIDI en kisongye, contracté en SAMBOADI (en kikongo) et dans d’autres langues congolaises. C’est la deuxième transition de l’homme adulte qui se prend en charge à l’homme qui prend d’autres en charge par la paternité. Le ciluba précise SEPT =MUANDA-MUTEKETE= petit Mystère, celui de l’origine des enfants, le mystère de la procréation.

 

Le nombre HUIT

HUIT = QUATRE + QUATRE représente l’assemblée des MERES. Il signifie donc la confusion entre les deux mondes, soit un grand mystère ou MUANDA-MUKULU ( en ciluba)

 

Le nombre NEUF

Le nombre NEUF ou (cianda) CITEMBA ou CITEEMA ou KITEMA (en Kisongye), soit le complot qui parade ou qui brille. Exprime la volonté de puissance.

 

Le nombre DIX

Dix représente la totalité du créé= 1 les esprits + les objets matériels + 3 les mâles + 4 les femmes.

 

 

 

 

Compilé par Messager




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