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Il y a 34 ans : Evoloko, le musicien chrétien
Posté par Admin le 19/5/2008 19:00:00 (448 lectures)

Mille neuf cent septante-quatre

Il est du genre discret, peut-être réticent. Il est moins bavard, boit à peine et ne fume guère. Les filles ? N'en a qu'une seule dont il ne pense pas révéler le nom. Parler de Evoloko apparaît aujourd'hui comme superflu ; le présenterait vraisemblablement une gageure. Au fait, que dire de lui qui ne puisse paraître une surabondance ? Par où commencer qui n'en soit le milieu...

Le lundi 12 mai 2008

Découvrez Zaiko Langa-Langa!

 

  20 ans, Evoloko « Lang-Lang » est une superstar qui brille au firmament. Pour beaucoup de ses pairs, ou même de la seconde génération des « vielles gloires », c'est le modèle. Le beau en fait, on ne peut l'imposer ; le beau qui est le vrai s'impose de soi-même, l'irrésistiblement.

Evoloko et son rythme « Cavacha » se sont imposés d'eux mêmes. Comme quoi, « aux âmes bien nées, la valeur n'attend point le nombre des années. Evoloko, de par son nom, c'est toute... la représentation. Ses titres qui sont tous des best-sellers, ne font qu'appuyer la légende...



Lorsque nous arrivons, rue Wafania, n° 6, Yolo-Nord Evoloko apparaît en culotte de bain, couleur rouge. « J'adore le rouge », indique-t-il à qui mieux mieux. « Je mets souvent des chemises couleur rouge », ajoute-t-il.

« Je suis croyant, très croyant »

Deux bières nous sont servies. C'est de mise... Et l'entretien débute, vague, vogue, puis s'active, touche à tout. Et finalement à rien. Où nous mène-t-il ?

Je me remémore cette idée ; effectivement, on a tout dit sur cette frimousse.

Je coupe net : « Parlons des choses sérieuses ». « Oui, renchérit NT., « parlons des choses sérieuses ».

Les choses sérieuses ? A dire vrai, il n'y en a pas ; du moins me semble-t-il. On abordé cette tournure, point d'intérêt. On prend celle-là apparemment captivante. Je saute sur mon stylo.

Mais Evoloko lntervient : « Vieux, Inutile ... baloba yango mingi ». Le jeu va se poursuivre encore longtemps. N.T. est à sa seconde Primus. Je m'impatiente. Faut-il capituler ? Aucune autre alternative en tout cas... jusqu'à ce que N.T débouche sur ce qu'il a appelé « l'affaire de la Bible » . J'y aurai comme un diable.

-  En fait, qu'est-ce que cette histoire ?

-  « Je suis croyant, très croyant », me dit Evoloko, arborant un large sourire ;

-  Croyant ? Mais, je le suis moi aussi. Et pourtant la Bible ne me semble nullement une passion ; pas une seule. Tu devrais en avoir des raisons convaincantes ?

-  « Je la lis pour ma propre sécurité. Je suis convaincu qu'il n'y a rien d'autre ici bas qui puisse me donner la vie et bonheur que la Bible ».

Je parcours les pages de ce livre saint. Et je me rends compte que c'est un vieux bouquin, souvenir d'un certain pasteur Pindi à la citoyenne Nzana. Il y a même la date de remise de ce présent : 11 mars 1971.

-  C'est donc cette citoyenne quitte te l'a offerte à son tour ?

-  « Exactement ».

Evoloko nous invite aussitôt à lire avec lui un passage du cantique de David lorsqu'il était dans la caserne, psaume 142 : « De ma voix, j'explore l'Eternel ; je répands ma plainte devant lui ; je lui raconte ma détresse, quand mon esprit est abattu et au dedans de moi »…

-  Depuis quand as tu passion pour la Bible ?

-  « Depuis mon enfance. J'ai vécu avec des Révérends frères » ; EvoloKo qui nous rappelle un autre passage du psaume 142 qu'il juge « très nécessaire » : « Toi tu connais mon sentier ; sur la route où je marche ils m'ont tendu un piège ; jette les yeux à droite et regarde ! Personne ne me reconnaît, tout refuge est perdu pour moi ; nul ne prend souci de mon âme »...

On est éberlué... Enfin pourvu qu'on n'ait jamais exploré cette autre face de Evoloko !

Un genre paradoxal

Quelques considérations : Entre Evoloko l'artiste et l'homme Evoloko, il y a un grand fossé. Evoloko l'homme est d'une humilité touchante ; voire d'un sens d'abnégation aigu. Il est du genre discret, peut-être réticent. Il est mois bavard, boit à peine et ne fume guère. Les filles ? N'en a qu'une seule dont il ne pense pas révéler le nom.

Et à l'école, au PIGE, les condisciples les filles comment sont-elles avec toi ?

« Vieux, ces filles-là, elles sont toutes de bonne famille. Elles ne remarquent même pas votre absence ; « à peine si elles vous disent bonjour ».

Et la guerre « Ekonda-Cavacha ? » N'en parlons pas. Cavacha est un grand rythme qui procède de la rumba. Un rythme qui s'est impose et qui garde le monopole. Dites-moi, savez-vous vieux, un seul pas de la danse Ekonda ? En tout cas, moi, je n'en sais rien.

Boutade de N.T. : « Il semble qu'il y en a 36 ! », éclate tous de rire. Evoloko est un genre paradoxal.

© Salongo Dimanche du 12.05.1974




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